Un nouveau film cette semaine à mon programme de loisirs , " Main dans la main  "  de Valérie Donzelli.

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J'avais envie de voir ce film ,car ce que j'en avais entendu dire me l'avait rendu a priori sympathique, comme sa réalisatrice. De plus,tous ceux de mes amis qui avaient vu son précédent opus, La Guerre est déclarée, m'en avaient dit le plus grand bien.  Et puis, j'assume mon côté midinette, j'aime bien les histoires d'amour  ( uniquement quand elles finissent bien) et les comédies romantiques,  et ce film est annoncé comme tel.

Pour donner une idée de l'histoire : Hélène, jouée par Valérie Lemercier, est une parisienne, directrice de l'école de danse de l'Opéra de Paris. Elle ne danse pas, vit plus ou moins avec une femme, mène une existence de grande bourgeoise. Joachim, interprêté par Jérémy Elkaïm, est miroitier à Commercy, a une vie modeste, chez sa soeur, entouré de la famille de celle-ci et de sa grand-mère. Le hasard de mesures à prendre pour des miroirs ( on se demande d'ailleurs pourquoi l'Opéra Garnier fait faire les miroirs d'une salle de danse chez un obsur artisan de Commercy...il faut voir le patron miroitier et l'entreprise elle même !) fait que , par hasard, ils se croisent dans un recoin de l'opéra, s'embrassent et ils sont immédiatement ensorcelés . Ils ne peuvent se séparer physiquement, comme si un aimant les empêchait d'être à plus de 50 cm l'un de l'autre. 

Ils ne peuvent se quitter d'un pouce, font les mêmes geste en même temps, et pourtant ne partagent pas grand-chose. Ils consultent différents médecins qui ne peuvent rien faire pour eux. Ils vivent alors ainsi, comme aimantés l'un à l'autre.  Et puis, un jour, le sortilège cesse, et ...

Je suis tentée de vous raconter la suite, car je ne vous dirai pas avec enthousiasme d'aller voir ce film, comme j'ai pu le faire précédemment.

Ce film dure à peine une heure et demie...ouf, car j'ai trouvé le temps bien long. On a l'impression que le film ne sait pas où se situer et ne sait pas trouver de tonalité, étant un cocktail hasardeux et peu cohérent entre Jacques Tati et Sofia Coppola.

Son  propos est certes séduisant,  évoquant la passion qui lie deux personnes et à laquelle au final, ils ne peuvent échapper.Mais c'est traité n'importe comment. Les deux " amants" sont promenés dans le film sans aucun sens. Les personnages secondaires sont nombreux,  mais totalement incohérents. Ils interfèrent dans l'intrigue de façon bizarre ou alambiquée, que ce soit le voisin dépressif de la soeur de Joachim, l' "amie" d'Hélène , ou les deux Ministres de la Culture successifs. Le seul personnage intéressant, et un peu attachant, est la soeur de Joachim, jouée par Valérie Donzelli. 

J'aurai vraiment aimé aimer ce film...mais je suis sortie de la séance déçue et déroutée. Certains critiques ont qualifié ce film de poétique, fantaisiste, burlesque, surréaliste...Je n'ai peut être pas su trouver la magie de ce film, car elle m'a totalement échappé! Je me suis ennuyée, tout simplement!

 

Et puis , comme je n'aime pas terminer quelque chose sur une note négative, je vais plutôt vous suggérer un autre film, que je viens de revoir en DVD, même si c'est un film qui date de quelques mois. J'ai revu avec un grand plaisir le délicieux film anglais " Oh my god!".

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Voici la bande annonce:

C'est un film totalement british et totalement délicieux:  l'histoire en fait va bien au delà de ec qui est montré dans la B.A. et de l'invention assez drôlatique du " godemichet"...elle raconte aussi et surtout la bagarre d'une femme pour l'émancipation féminine et une lutte contre un certain obscurantisme scientifique et une sclérose sociale.  Ne le ratez pas, car vous passerez un bon très bon moment.