Une affiche qui attire l'oeil, une fantaisie qui s'annonce

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The Grand Budapest Hôtel 

de Wes Anderson.

Pendant une période de relative disette cinématographique, depuis le génial " Guillaume et les garçons à table!" ( dont les récompenses aux Césars m'ont mise en joie) , je n'étais que peu allée au cinéma.

Et puis, depuis quelques temps, j'ai retrouvé cette envie, cette curiosité, attirée par des affiches et des bandes annonces.

Depuis que je l'ai vu, je cherchais un adjectif permettant de le qualifier, et j'ai trouvé!

Ce film nous raconte l'histoire de Gustave H, magistralement interprêté par Ralph Fiennes, qui a été, pendant les années de l'entre-deux guerres, l'homme aux Clés d'Or d'un palace dans un pays pas si imaginaire que cela, en Europe Centrale.

Un pan de sa vie, une véritable épopée, est évoqué par l'actuel propriétaire de l'hôtel, un vieux monsieur, Zéro Mustapha, qui révèle les mystères qui l'ont fait acquérir l'établissement,  à un écrivain.

 

Gustave H est un homme dévoué, dévoué à son métier, à ses riches clientes d'une façon bien particulière, à un monde auquel il veut encore croire.

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Une de ses riches clientes décède peu après avoir quitté l'hôtel, et lui lègue un héritage qui suscite la haine de sa propre famille. Le film nous entraîne à la suite de Monsieur Gustave dans cette course poursuite, mettant sa vie en danger. Il est en effent injustement accusé du meurtre.

Il veut rétablir la vérité en hommage à cette vieille dame qu'il aimait à sa façon et pour sauver sa  propre existence. Il est assisté dans cette quêté périlleuse par son nouveau Lobby Boy, le nommé Zéro, qu'il a pris sous sa protection.

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Le réalisateur emporte le spectateur avec Monsieur Gustave et Zéro dans une course aussi fantaisiste qu'échevelée.

Les méchants sont totalement odieux. L'héritier lésé est joué par Adrin Brody, tout de noirceur gothique, et son homme de main, plus que terrifiant, est interprété par Willem Dafoe.

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Et puis au détour de ces aventures , il y a aussi une histoire d'amour.

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On suit toutes ces aventures en palpitant avec les héros dans cet univers si particulier, à la fois si réel, et comme issu d'un livre d'image, tout à la fois totalement baroque et totalement kitsch.

Chaque image est magnifique, chaque attitude, chaque déplacement des personnages sont parfaitement pensés et filmés!

Le réalisateur nous montre un même lieu...dans des époques différentes et par la force des seules images, on comprend l'avancement du temps...de la vision de cet hôtel dans l'entre-deux guerre à celle qui nous est donnée dans les 80's...tout est dit! L'avancement de l'histoire politico-économique!

Oui, ce film est baroque, fantaisiste, burlesque...et surtout très bon!

Les acteurs sont exceptionnels, les plus connus que l'on croise au détour d'une scène, comme l  Tony Revolori, incarnant à la perfection le jeune Zéro. Et puis, quelle pléiade de grands acteurs: F. Murray Abraham, Jeff Glodblum, Harvey Keitel...!

 

Un vrai bon moment de cinéma!  

J'ai recherché dans la filmographie de Wes Anderson quels films j'avais déjà pu voir...et cela m'a rappelé "A bord du darjeling limited" que j'avais également beaucoup aimé.