Il y a deux ans ( déjà!) , j'avais commenté le premier roman de Gilles Legardinier paru en France, " Demain j'arrête", une de mes jolies lectures de l'été 2013.

Vingt-quatre mois et douze chroniques-livres sur ce blog plus tard, je reviens vous parler du dernier roman paru du même auteur.

Vingt-quatre mois et douze chroniques....je m'aperçois que quantitativement, je parle assez peu de mes lectures ici. Le plus souvent , c'est que mon enthousiasame n'est pas assez prononcé pour venir les évoquer. En effet,  je préfère dire du bien que   du mal, ou du " mitigé"...sauf pour " Les gens qui boivent du café..." qui m'avait franchement exaspérée et qui continue à le faire à chaque fois que j'entends vanter, dans le cadre d'un plan marketing étouffant, le succès de ce machin avec du papier et des mots écrits dessus. De plus, je lis toujours plusieurs livres à la fois, et le temps que je cogite un texte, j'ai déjà lu et fini un ou deux autres bouquins. Même si mon clavier comporte le même nombre de touches, et au surplus qui fonctionnent, qu'un gentleman de mon entourage, je n'ai pas une telle facilité d'écriture.

...donc vingt-quatre mois et seulement douze chroniques plus tard, je viens donc de terminer le quatrième et récent opus paru de Gilles Legardinier " ça peut pas rater".

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Vingt-quatre mois et douze chroniques pendant lesquels j'ai lu les autres romans de cet écrivain. Un peu moins emportée par " Complétement crâmé", j'ai été pourtant touchée et émue par le suivant " Et soudain tout change". Ce livre m'a vraiment émue, et je répète ce mot à dessein, car il m'a fait rire dans l'autobus pendant que je le lisais, car il m'a tiré des larmes à la fin. Un sujet grave, l'histoire d'une jeune adolescente, en terminale , qui est confrontée à la maladie tragique de l'une de ses amies. L'auteur a su avec talent mêler cet épisode de vie si douleureux avec l'énergie vitale et foisonnante de la jeunesse. Mais il m'avait alors trop touchée pour en parler plus.

" ça peut pas rater" est une jolie comédie, et cette histoire a la même énergie joyeuse et un peu loufoque, si agréable que " Demain, j'arrête". Marie, l'héroïne, se fait " congédier " au bout de dix ans de vie commune, par un homme, petit, petit. Le roman raconte la façon dont elle prend sa vie en main, tant pour tourner cette page sentimentale, et au passage se venger quelque peu du malotru, que pour assurer sa survie professionnelle, dans un monde  " merveilleux " où l'entreprise est le rouleau-compresseur financier des humains qui la font. Se succèdent à un rythme effréné différentes aventures personnelles et professionnelles, dans lesquelles Marie est entourée  et aidée par sa meilleure amie, et par un cercle amical qui se reconstitue autour d'elle. Et la part de mystère dans tout cela? Elle arrive par le biais de lettres anonymes d'un amoureux transi...Marie essayant ,au milieu de toutes ses aventures,  de découvrir son identité.

Un livre drôle et délassant, sans prétention, mais une jolie comédie, qui de rebondissement en rebondissement offre un moment de lecture agréable!

Récemment, j'ai entendu Gilles Legardinier interviewé à la radio...On lui faisait remarquer que malgré ses succès de librairie, on ne le connaissait pas. Oui, Monsieur Legardinier, vous êtes très discret, mais lorsque vous parlez, on apprécie de vous entendre!